9 jan 2006
Madame Kérékou, la première Dame du Benin, mesdames les ministres, mesdames les ambassadrices, monsieur le Président du Bénin-Nature, mes amis ecologists, mesdames et messieurs,
Je suis très hereux de revenir au Benin pour rencontrer mes vieux amis et en même temps avoir l'occasion d'agrandir mon cercle de connaissance ici. L'accueil chaleureux et l'hospitabilité exceptionelle que j'éprouve dans votre pays me remplie d'une reconnaissance profonde.
Moi, Eva Goës, et Valter Mutt sont ici en tant que réprésentants de la Fondation Green Forum, qui est associée du Parti Vert suédois et qui s'engage dans la lutte pour une monde plus juste et une développement soutenable.
Le parti vert suédois était établi en 1981 et sept ans plus tard nous entrions le Parlement avec 20 sièges, en effet c'était la première fois dans plus de 70 ans où un nouveau parti a réussi de gagner une représentation parlementaire. A ce moment historique j'étais à la tête du parti avec monsieur Schlaug - selon les statuts les verts suédois doit être conduits ensemble par une femme et un homme.
Aujourd'hui je suis engagée et au plan local et au plan global. A Härnösand, la ville où j'habite, et qui est située 7500 km d'ici, je suis en charge de planification municipal et le service de transportation. En même temps, je suis déléguée à la Fédération Européenne des Partis Verts, remplacante du Parlement Européen et, depuis une dizaine d'années, Présidente de la fondation Green Forum.
Nous tous, qui sont assemblés ici, partagent une angoisse profonde pour l'avenir de la planète. Il ne manque pas de faits alarmants comme la désertification accelerée, l'empoisonnement et l'utilisation trop lourd des nappes phréatiques ou la déstabilisation du climat par l'effet de serre.
Il est très tard mais - espérons-le! - pas encore trop tard d'agir. Il faut absolument que l'empreinte écologique d'habitants des pays industrialisés se diminuent, sinon nous aurions besoin d'encore trois ou quatre planètes.
Je sais que vous, Madame Kérékou, vous intéressez beaucoup aux problèmes écologiques et que vous avez une compétence profonde des questions forestières. Moi-même habite au milieu de grands forêts au nord de la Suède et, bien entendu, c'était une expérience inoubliable de visiter la forêt de la LAMA accompagnée d'un guide exceptionel comme M. Hinvi, et aussi je garde un souvenir hereux de la réunion des femmes là-bas il y a trois ans. L'aménagement de la forêt de la LAMA témoigne de la capacité humaine de renverser une situation menacante.
Rien ne plus important que la dissémination de l'information sur de tels examples fructeux. Et c'est vrai, non seulement dans le domaine de l'exploitation forestière soutenable mais dans tous les domains pertinents pour une renaissance écologique - tels que le développement de l'energie solaire et éolienne, la construction des systèmes bancaire alternatifs comme les micro-crédits, qui peuvent ouvrir nouveaux horizons pour les couches populaires, une agriculture localisée qui au lieu d'être centrée vers l'exportation focalise aux besoins populaires regionales etcetera. L'internet débouche des nouvelles perspectives pour une coopération intensifiée entre des gens ordinaire dans tous les pays, qui s'organisent dans les organisations non-gouvernementales et autres structures de la société civile - actuellement nous assistons à la développement d'une village globale inouïe. Même en la region septentrional de la Suède où j'habite il y a, à l'heure actuelle, des artistes et artisans qui cherchent des partenaires africains pour la construction d'une musée des cultures issues de quatre coins du monde.
Je suis convaincue que des cultures differentes peuvent se féconder mutuellement. Et je pense que la fameuse physicienne et activiste écologique indienne, Vandana Shiva, a tout à fait raison quand elle dit qu'il existe différentes formes de l'intelligence. Par la dénomination intelligence Gaia elle entends une forme de savoir original qui surtout caractérise les populations indigènes. La capacité de ces peuples de soi-disant lire la nature était visible pendant la catastrophe tsunami l'année dernière, où tres souvent ils se sauvaient, contrairement aux peuples technologiquement plus évolués.
Les mouvements écologiques sont toujours assez petits mais leurs idées et leurs responsabilités sont grandes et aussi, j'espère, leur avenir - pour que notre planète puisse avoir un avenir. L'homme a non pas seulement la capacité de détruire la nature mais aussi de la sauver. Personne ne donne un exemple plus claire que monsieur Hinvi et son Centre Holli pour l'Education Environnementale où les jeunes et les femmes trouvent un espace de s'épanouir.
J'ai lu que dans la lointaine histoire de Benin il existaient des amazones, des guèrrieres feminines, qui violemment réalisaient leurs projets. Aujourd'hui j'espère que les femmes, et bien entendu aussi les hommes, de cet beau pays peuvent réaliser leur projet, d'un avenir plus juste et plus soutenable, non avec des armes mais avec des mots et des idées. Prenez cette chance! Je vous assure le plein soutien de la grande famille globale écologiste. Merci beaucoup!
Eva Goës